![]() Numaga - Art tribal d'Afrique Noire 21.01.2012 - 04.03.2012 / Colombier 14h30 à 18h00 A l'exposition Art tribal d'Afrique noire, on peut voir des masques, statues, fétiches, tambour, porte-flèches, tabouret, corne à boire, chasse-mouches, cloche, utilisés lors des rites pour assurer la justice, la santé et la cohésion de la communauté. Parmi eux les Dogon qui détiennent, avec quelques autres peuples africains également, les éléments des plus anciennes civilisations africaines encore connues. Les peuples sans écriture sculptent et tracent des formes et les signes qui leur tiennent lieu de livre sacré ou de « chronique ». Les masques s’exhibent au rythme des tambours et des trompes lors de cérémonies d’initiations et des funérailles de dignitaires, au moment où cessent les pluies, à l’occasion d’une chasse ou d’une pêche collective. Les masques, à figure humaine ou animale (singe, antilope…) sont spécifiques des associations d’adultes à savoir secrets et révélés par degrés. Certaines danses masquées et costumées assurent la survivance de rites agraires très archaïques, elles opèrent au temps des travaux agricoles. « La reconnaissance des arts nègres possède, à la fois, le caractère d'une exploration et celui d'un scandale. C'est en 1871, en Afrique centrale, que le Dr Schweinfurt découvre fortuitement des figurines sculptées dont la perfection l'émeut; il se donne alors pour mission de récolter, étudier et faire connaître la production des artisans et l'œuvre des artistes africains…. Mais les curiosités africaines ne s'imposent à l'attention d'un public élargi que sous l'impulsion des peintres fauves ou cubistes (Vlaminck, Derain, Picabia, Picasso…) et de certains écrivains (Guillaume Apollinaire, Blaise Cendrars). Les sculptures sauvages se sont transformées en instruments de provocation et de dépaysement; elles fournissent des arguments allant à l'encontre des conventions régissant alors les arts européens; elles révèlent une esthétique inspiratrice de formes simplifiées, plus soucieuse de signifier ou de symboliser que de se soumettre aux références naturelles. C'est en tant que modèle - et notamment exemple de la vraie sculpture - que l'art nègre force l'admiration des artistes modernes. Publiant en 1915 son livre: Negerplastik, Carl Einstein présente la sculpture africaine comme celle qui résout le mieux le problème de l'expression des volumes. Le sculpteur nègre inconnu oriente à distance, et inconsciemment, les entreprises esthétiques les plus révolutionnaires. Dictionnaire de l’art et des artistes, Fernand Hazan, Paris. »
du mercredi au dimanche de 14h30 à18h00
numaga@bluewin.ch |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||

